Prise de position du PST-POP sur les résultats des votations du 27 septembre 2026

Le Parti Suisse du Travail (PST-POP) regrette le rejet de l’initiative sur la neutralité et de l’initiative sur l’alimentation. Pour le PST-POP, il ne fait aucun doute que, tant sur la question de la paix que sur celle d’une agriculture écologique et durable, il reste indispensable de dépasser la logique du profit.

Le 27 septembre 2026, deux projets nationaux ont été soumis au vote. Le PdAS regrette d’une part le rejet de l’initiative sur l’alimentation, qui aurait ouvert la voie à une agriculture plus durable et à une plus grande souveraineté alimentaire pour la Suisse. L’initiative prônait une agriculture locale et durable selon une approche holistique qui correspond à celle du PST-POP: une agriculture durable et respectueuse du climat ; une production alimentaire adaptée aux conditions locales et à une utilisation efficace des ressources ; promotion de plantes et de variétés de semences naturelles et reproductibles ; préservation des sols, des ressources, des écosystèmes et de la biodiversité ; relations commerciales transfrontalières compatibles avec ces objectifs. Alexander Eniline, coprésident du PST-POP, souligne : « Les objectifs visés par l’initiative étaient très ambitieux, mais la réalité nous oblige à prendre ces mesures. Nous continuerons à lutter pour une transformation écologique et socialement juste de l’agriculture, qui garantisse notre souveraineté alimentaire. »

Le Parti Suisse du Travail regrette également le rejet de l’initiative sur la neutralité. Le PST-POP a soutenu l’initiative, car elle aurait eu plusieurs répercussions positives. En particulier, à l’heure où le rapprochement avec l’OTAN ne cesse de s’accentuer, l’initiative aurait signifié un « non » clair aux alliances militaires. De plus, l’initiative exigeait la non-participation aux guerres et l’interdiction des sanctions unilatérales et impérialistes de l’UE, qui sont en partie responsables de centaines de milliers de morts chaque année. Le PST-POP voyait dans cette initiative une occasion de placer la Suisse dans une position de non-alignement, afin qu’elle ne participe pas aux guerres impérialistes de l’Occident. Pour soutenir cette initiative, le PST-POP a mis en place un comité de soutien de gauche, grâce auquel il a pu faire valoir ses arguments avec succès au sein de la gauche politique. L’initiative a finalement échoué en raison du manque de crédibilité de l’UDC, qui se présentait comme un parti de paix tout en prônant ouvertement une militarisation massive de la société. De même, l’UDC, farouchement pro-américaine et qui milite notamment en faveur de l’achat d’avions F-35, ne pouvait pas se positionner de manière crédible en faveur d’une Suisse non alignée aux côtés du Sud global. Timeo Antognini, coprésident du PdAS, affirme : « Pour beaucoup, le “non” à l’initiative sur la neutralité était un “non” à l’hypocrisie de l’UDC et à son militarisme effréné. Une politique de paix crédible implique non seulement le rejet de la logique des blocs et des alliances militaires, mais aussi la lutte pour le désarmement, contre les exportations de matériel de guerre et pour la justice sociale. » 

Le PST-POP poursuivra son engagement en faveur d’une Suisse socialement juste, écologique et pacifique, notamment en s’opposant à l’assouplissement de la loi sur le matériel de guerre, à l’achat d’avions de combat F-35 et à l’augmentation de la TVA, qui constituent les prochaines étapes immédiates.

Parti Suisse du Travail