L’initiative « Pour une limitation des feux d’artifice » (initiative sur les feux d’artifice) vise à inscrire dans la Constitution l’interdiction des feux d’artifice qui font du bruit (ceux qui n’en font pas, comme les feux de bengale ou les volcans resteraient autorisés). Cette interdiction ne serait toutefois pas absolue : les cantons pourraient accorder des autorisations exceptionnelles pour des événements d’importance suprarégionale. Les feux d’artifice lors d’événements publics importants resteraient donc possibles.

Le Comité central du PST-POP a estimé que l’existence d’arguments valables pour et contre l’initiative rendait préférable de ne pas trancher et de laisser la liberté de vote.

Pour l’initiative, il y a les questions écologiques, de bien-être animal et humain, et de sécurité. Les feux d’artifice sont source de pollution, et impliquent un gaspillage de ressources, que l’on sait limitées, pour un plaisir éphémère dont on pourrait facilement se passer. Or, limiter de tels gaspillages dispensables est une nécessité absolue en ces temps d’urgence climatique. Les raisons du comité d’initiative sont valables également : le bruit causé par les feux d’artifice est une source de stress importante pour la faune. Ce bruit peut aussi être traumatisant pour une partie de la population. Il y a des considérations de sécurité enfin, en notre époque de réchauffement climatique et d’été caniculaires : les feux d’artifice sont bien souvent déjà interdits en été, pour risque d’incendie.

En sens contraire, c’est une certaine culture populaire qui risquerait de pâtir de l’interdiction. Le sport, le foot en particulier, fait partie intégrante de la culture populaire. Qu’on le veuille ou non, la pyrotechnie fait partie de la vie de stade. En tant que Parti aspirant à organiser les classes populaires dans la lutte pour leurs justes aspirations, nous ne devrions pas déserter les stades, et en tout cas pas brimer les supporter par plus d’interdictions non-justifiées. Des célébrations publiques se voient aussi déserter par une partie de la jeunesse des classes populaires depuis qu’il n’y a plus de feux d’artifice, selon certaines observations. Les engins pyrotechniques sont utilisés lors de manifestations également : l’initiative pourrait être instrumentalisée pour plus de répression policière, pour limiter davantage le droit de manifester.

Parti suisse du travail