Le PST-POP s’oppose à l’assouplissement des règles relatives aux exportations de matériel de guerre, qui permettrait à l’avenir de livrer explicitement 25 États membres de l’OTAN ou alliés, même s’ils sont en situation de conflit armé, et autoriserait la réexportation de matériel de guerre. Le PST-POP a soutenu le référendum dès le début et appelle la population à empêcher l’assouplissement de la loi sur le matériel de guerre en votant « non » le 29 novembre.

Aujourd’hui, l’exportation de matériel de guerre vers des pays en situation de conflit armé est interdite. De plus, tous les acheteurs de matériel de guerre suisse doivent signer une déclaration de non-réexportation. En principe, le matériel de guerre suisse ne peut être cédé à d’autres États.

L’assouplissement de la loi sur le matériel de guerre permettrait au Conseil fédéral de déroger à ces critères. Ainsi, les exportations vers 25 pays seraient explicitement autorisées, même si ceux-ci sont en situation de conflit armé. Il s’agit des pays d’Europe occidentale ainsi que des États-Unis, du Canada, de l’Argentine, de l’Australie, du Japon et de la Nouvelle-Zélande. En résumé, il s’agit donc des États membres de l’OTAN et de leurs alliés.

Alexander Eniline, coprésident du PST-POP, déclare : « Les partis bourgeois souhaitent renforcer encore la coopération militaire avec le bloc impérialiste occidental. Nous devons empêcher cela ! »

Les déclarations de non-réexportation devraient également être supprimées à l’avenir. Les États destinataires pourraient ainsi, en principe, céder le matériel de guerre acquis à d’autres États ; celui-ci pourrait par exemple aboutir en Israël et contribuer ainsi activement au génocide et à l’oppression des Palestinien·ne·s. Les armes suisses seraient encore plus impliquées dans la répression des mouvements anticolonialistes et d’autres mouvements de libération.

Timeo Antognini, coprésident du PST-POP, observe : « Cet assouplissement ne favorise pas seulement le militarisme et le risque de guerre pour la population suisse, mais il va également à l’encontre du principe de solidarité internationale de la classe ouvrière. »

Le PST-POP appelle donc la population suisse à rejeter cet assouplissement de la loi sur le matériel de guerre en votant « non » le 29 novembre.