Le Conseil fédéral a annoncé, lundi 28 septembre, la hausse de la prime d’assurance maladie prévue pour 2027. Selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), la prime moyenne augmentera de 5,0 %.
Une violence systémique de plus
Le Parti suisse du travail – POP (PST-POP) condamne la hausse des primes de l’assurance-maladie annoncée par la Conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider, qui constitue une violence systémique de plus contre la population. Les assurances maladie privées profitent de ce système, sur le dos de la classe travailleuse en la faisant passer une fois de plus à la caisse.
« Cette énième hausse des primes d’assurance maladie est la résultante inévitable d’un système intrinsèquement opaque, anti-social, et qui permet à une addition d’intérêts privés de se remplir les poches au détriment des assuré-e-s et d’une politique de santé visant le bien commun. » explique Alexander Eniline, co-président du PST-POP.
Cette augmentation intervient alors que les primes d’assurance-maladie représentent déjà une part importante du budget de nombreux ménages. Alors que les numérus clausus restent une réalité, que les frais de formation n’ont fait qu’augmenter ces dernières années, et qu’aucun plan de santé n’existe au niveau national, le système de santé suisse a reculé ces dernières années dans les classements internationaux, notamment à cause du manque d’efficience et d’accès aux soins.
S’attaquer à l’origine du problème
La santé est un droit essentiel et doit pouvoir être accessible pour tout le monde indépendamment de son revenu. Or, le système de santé suisse se fonde sur la compétition entre acteurs privés – les assurances – et leur représentation au Parlement, dont près d’un tiers des élu×e×s ont en effet un lien avec le secteur. Cette situation pose légitimement la question de l’influence des intérêts privés sur les décisions qui touchent directement à notre système de santé.
« Il est absolument nécessaire de changer de stratégie et d’adopter un service public de la santé, qui ne soit pas contrôlé par des acteurs privés et en compétition capitaliste cherchant avant tout à faire du profit. » renchérit Timeo Antognini, co-président du PST-POP « c’est pourquoi nous devons développer la médecine de première ligne et la prévention active, et mettre sur pied un plan national de santé publique et un financement proportionnel au revenu. »
La hausse continue des primes détériore encore les conditions de vie et l’accès aux soins. Elle alimente ainsi un cercle vicieux : plus les coûts augmentent, plus certaines personnes renoncent ou repoussent des soins, avec des conséquences humaines et sociales. Un changement structurel fondamental est nécessaire !

