Lors de la session d’automne, le Parlement a adopté l’accord de libre-échange avec le Mercosur. Celui-ci affectera tout particulièrement l’agriculture suisse et permettra l’importation de produits agricoles répondant à des normes sociales et écologiques moins strictes. Le PST-POP rejette cet accord de libre-échange néfaste et le combattra sous forme d’un référendum.

Lors de la session d’automne, le Parlement a approuvé l’accord de libre-échange avec le Mercosur (composé de l’Argentine, du Brésil, de l’Uruguay et du Paraguay). Cela permettra l’importation de produits agricoles fabriqués selon des normes environnementales et sociales nettement moins strictes. L’accord de l’influente union suisse des paysans a été obtenu grâce à des mesures de compensation s’élevant à 517 millions de francs par an, dont 480 sont affectés à un fonds d’investissement destiné à la modernisation des exploitations agricoles.[1]

Le Mercosur n’est rien d’autre qu’un énième accord néolibéral qui expose les agriculteurs à une concurrence internationale déloyale, tout en causant d’énormes dégâts écologiques. Même la somme dérisoire de 25 millions allouée par le Parlement pour lutter contre la déforestation en Amazonie n’y changera rien.

Pour le Parti Suisse du Travail, une chose est claire : cet accord de libre-échange, qui met en danger la souveraineté alimentaire de la Suisse, détériore la qualité des denrées alimentaires pour les consommatrices et consommateurs et renforce le pouvoir de marché des grands groupes agroalimentaires, doit être combattu. Le PST-POP soutient donc également le lancement d’un référendum afin d’empêcher la conclusion de cet accord.

Parti Suisse du Travail


[1] https://www.srf.ch/news/wirtschaft/ringen-um-freihandelsabkommen-ob-bauern-taktik-zu-mercosur-auch-an-urne-aufgeht-ist-offen, consulté le 17.09.2026.