Le Parti Suisse du Travail réaffirme la nécessité de lancer le référendum contre le « programme d’allègement budgétaire 27 ». Il critique la réticence du Parti socialiste (PS) et appelle toutes les organisations progressistes à soutenir le référendum.
Ces jours-ci, le Parlement adopte la version définitive du « programme d’allègement budgétaire 27 », qui prévoit des coupes dans les domaines de l’environnement et du climat, de l’éducation, de la recherche, de l’asile et des services publics.
Le Parti suisse du travail (PST-POP) s’est opposé dès le début à ce paquet d’économies et a tenté de faire pression sur le Conseil fédéral et le Parlement dans la rue. Mais tous les moyens institutionnels doivent également être mis en œuvre pour lutter contre ce paquet d’économies antisocial. C’est pourquoi le PST-POP s’est engagé dès le début en faveur du référendum contre le « programme d’allègement budgétaire 27 ». La gauche suisse est en mesure de lancer un référendum et doit saisir cette opportunité. Ce n’est qu’en combattant les mesures d’austérité à la fois dans la rue et par tous les moyens institutionnels que la gauche apparaîtra unie et cohérente dans sa lutte contre l’austérité et la paupérisation de la population.
Le PST-POP a donc pris connaissance avec consternation des critiques formulées par le Parti socialiste (PS) à l’égard du projet de référendum dans les médias. Le coprésident du PS, Wermuth, a affirmé que son parti était réticent à l’idée d’un référendum, car celui-ci ferait « plus perdre que gagner ».
Le PST-POP considère cette critique comme infondée. Outre la mobilisation de la population, le référendum serait le seul moyen de faire pression sur la majorité bourgeoise et de l’empêcher de poursuivre sa politique d’austérité. Le PS justifie cette réserve par la crainte que les mesures d’économie puissent être mises en œuvre par d’autres moyens, par exemple dans le budget 2027, malgré le succès du référendum. Un rejet dans les urnes constituerait toutefois un signal clair contre les mesures d’austérité. Si la majorité bourgeoise continuait à s’en tenir à la politique d’austérité malgré le rejet par le peuple, cela aurait des conséquences lors des élections de 2027. Après le référendum, les bourgeois devraient donc décider s’ils souhaitent aller à l’encontre de la volonté populaire et réduire ainsi leurs chances électorales, ou renoncer aux mesures d’austérité.
En raison de la réserve du PS, les médias parlent déjà d’une possible « division de la gauche ». Timeo Antognini, coprésident du PST-POP, souligne : « Le référendum est le seul moyen institutionnel dont nous disposons. Le saisir est une question de cohérence : nous devons nous donner tous les moyens pour lutter contre la politique antisociale de la Confédération. Par son comportement, c’est le PS qui risque de diviser la gauche. »
Le PST-POP appelle toutes les organisations progressistes à soutenir le référendum avec tous les moyens à leur disposition afin d’envoyer ensemble un signal contre l’austérité et de protéger la population.
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