Prise de position du Parti Suisse du Travail sur l’excédent financier

Le 18 février 2026, le Conseil fédéral a annoncé un excédent financier de 300 millions. Le budget prévoyait un déficit de 800 millions. Une fois de plus, la planification budgétaire s’avère être un calcul politique de la Confédération visant à promouvoir des mesures d’austérité. En conséquence, le PST-POP réitère son rejet catégorique et sa lutte contre le « programme d’allègements budgétaire 27 ».

Le 18 février 2026, le Conseil fédéral a annoncé un excédent de financement de 300 millions de francs pour l’année 2025. Et ce, alors que l’année dernière a été marquée par des perspectives pessimistes et des avertissements concernant d’importants déficits. La dernière estimation prévoyait un déficit de 800 millions de francs. Le calcul était donc erroné de 1,1 milliard de francs. La Confédération s’était déjà lourdement trompée dans ses calculs pour l’année 2024. À l’époque, un déficit de 2,6 milliards de francs avait été prévu, mais le résultat final était presque équilibré (-80 millions), soit une erreur de calcul de plus de 2,5 milliards de francs.

Cette politique financière bourgeoise de la Confédération et de nombreux cantons, qui met constamment en garde contre les déficits avec des prévisions pessimistes, est systématique et peut être résumée comme suit : Lors de l’établissement du budget, on prévoit des résultats aussi négatifs que possible ; si, à la fin de l’année, un excédent important est atteint, on promet des allégements fiscaux pour les plus riches, ce qui réduit à nouveau les recettes ; si, en raison de ce manque à gagner, le résultat est moins positif, on parle de problèmes de financement structurels et on introduit des mesures d’économie qui doivent être payées par la collectivité. En résumé, on peut parler d’une « redistribution » du bas vers le haut.

Le réarmement forcé et les dépenses supplémentaires qui y sont liées accentuent ce processus. Désormais, la collectivité doit non seulement financer les allègements fiscaux pour les riches, mais aussi le réarmement. Timeo Antognini, coprésident du PST-POP, déclare : « Cette politique financière est une manifestation de la lutte contre les intérêts de la population travailleuse, qui favorise à la fois la précarisation et la préparation à la guerre. »

Pour le Parti Suisse du Travail, la situation est claire : ni le réarmement ni les mesures d’austérité ne sont nécessaires. Il réitère son rejet catégorique du « programme d’allègement budgétaire 27 » et continuera à lutter contre le réarmement et cette politique financière antisociale dans la rue et par les moyens institutionnels.

Parti Suisse du Travail, 20.02.2026