Communiqué du PST-POP.
Les attaques survenues ces derniers jours à Alep, en Syrie, constituent une tentative de déstabilisation de la coexistence effective du peuple syrien et de la paix durable dans la région.
Le Parti suisse du travail exprime sa solidarité avec la population syrienne, en particulier avec celles et ceux qui souffrent actuellement du siège et de la violence à Alep, notamment dans les quartiers de Sheikh Maqsoud, Ashrafiyeh et Bani Zaid, ainsi que dans d’autres régions, et avec toutes les communautés engagées et groupes mobilisés pour une paix démocratique et pluraliste en Syrie.[1] Ces attaques surviennent après les pourparlers du 4 janvier entre les Forces démocratiques syriennes (FDS) et le gouvernement syrien.
Le Parti condamne les attaques contre la population civile et les infrastructures de base, et met en garde contre les logiques de pouvoir et l’ingérence qui continuent à alimenter le conflit et la guerre, et bloquant toute solution juste et durable en Syrie et dans la région. Le Parti réaffirme sa solidarité internationaliste avec celles et ceux qui luttent pour la paix, la justice et la coexistence pacifique.[2]
Le gouvernement syrien actuel, issu notamment du groupe Hayet Tahrir al-Sham (HTS), a mis en place, un an après la chute de la Syrie baasiste d’Assad, un régime antidémocratique, agressif et patriarcal, courtisé par les puissances internationales. Étroitement soutenu par la Turquie, il s’est montré prêt à faire des concessions à l’OTAN et aux intérêts impérialistes, le plus récemment à Paris en janvier 2026.[3]
Localement, la Suisse reste complice de l’offensive menée contre les forces démocratiques et civiles en Syrie, car aucune mesure cohérente n’a été prise concernant les exportations de matériel de guerre qui finissent dans les mains des forces réactionnaires extrémistes. De plus, ces attaques ont été saluées par le gouvernement turc, qui considère la sécurité de la Syrie comme la sienne.[4] Par conséquent, la Suisse doit reconsidérer ses liens avec la Turquie – l’un de ses partenaires commerciaux les plus importants –[5] tout en incitant le gouvernement turc à s’engager activement et de manière constructive dans le proposition de processus de paix à l’initiative d’Abdullah Öcalan au printemps 2025.
[1] https://knk-kurdistan.com/eng/joint-statement-of-the-diplomacy-committee-of-kurdish-political-parties-and-civil-society-organisations-of-the-knk-as-well-as-observer-and-guest-organizations-attacks-on-kurds-in-aleppo-are-a-nation/
[2] https://pst-pop.ch/blog/2024/12/16/position-officielle-sur-les-evenements-en-syrie/
[3] https://www.state.gov/releases/office-of-the-spokesperson/2026/01/joint-statement-on-the-trilateral-meeting-between-the-governments-of-the-united-states-of-america-the-state-of-israel-and-the-syrian-arab-republic
[4] https://www.aljazeera.com/news/liveblog/2026/1/9/syria-live-ceasefire-in-aleppo-after-at-least-22-killed-since-tuesday
[5] https://www.eda.admin.ch/countries/turkey/en/home/switzerland-and/bilateral-relations.html

