Berne, le 17 décembre 2025. Le Parti suisse du Travail – POP prend acte du vote du Conseil des Etats concernant le programme dit « d’allègement budgétaire » de la Confédération et annonce poursuivre la mobilisation.
Le Conseil des Etats a voté aujourd’hui la dernière version du « Paquet d’Allègement budgétaire ». Le Conseil des États a accepté environ les deux tiers des mesures d’économie proposées. Cela entraînerait des coupes dans les fonds de nombreux services à la population comme le social, l’asile, l’environnement ou encore les transports. Il s’agit là d’une nouvelle attaque de la bourgeoisie contre la population suisse et l’État social.
« Ces coupes sont un choix politique scandaleux. Elles auront des conséquences désastreuses pour les conditions de vie de centaines de milliers de personnes ici en Suisse. » regrette le co-président du PST-POP Alexander Eniline.
Les économies suggérées par la Confédération prévoient des diminutions de budget de plusieurs millions de francs dans plusieurs domaines auxquelles s’ajoutent les politiques d’austérité cantonales. L’importante mobilisation ces dernières semaines dans différents cantons témoignent de la résistance qu’oppose le personnel concerné et la population qui en bénéficie.
Une alternative radicale
Le Parti suisse du Travail – POP a déjà annoncé sa volonté de lancer un référendum en cas d’acceptation par les chambres du projet austéritaire du Conseil fédéral.
« La bourgeoisie suisse souhaite participer à la vague de réarmement et aux projets de guerre en Europe. Pour ce faire, elle souhaite faire peser les coûts sur l’ensemble de la classe travailleuse. » estime Timeo Antognini, co-président du PST-POP. « Nous devons nous mobiliser aussi largement que possible pour conserver nos droits. »
Le Parti suisse du Travail – POP refuse la politique austéritaire et propose un changement radical, défendant entre autres l’accès à la santé, à l’éducation et aux transports gratuits.
« Nous ne manquons pas de richesses, ni en Suisse, ni dans le monde. Le problème, c’est leur répartition. » estime Alexander Eniline « L’enjeu est d’assurer des conditions de vie dignes pour tous les travailleurs et les travailleuses, c’est dans ce but que nous luttons. »
Des contacts ont été pris avec différentes organisations de gauche afin de constituer un front large en vue d’un possible référendum.

