Le PST-POP condamne l’agression israélienne contre Gaza et affirme sa solidarité avec la population palestinienne

47 morts palestiniens dont 16 enfants, des bombardements israéliens sur des civils et une opération de police en Cisjordanie, un territoire occupé illégalement. Ce genre de constat se répète malheureusement chaque année. Déjà l’année dernière, les forces coloniales israéliennes s’étaient rendues coupables de bombardements faisant 260 victimes dans la bande de Gaza.

Ainsi, Israël a déclenché les hostilités en procédant le 5 août à des bombardements « préventifs » sur la bande de Gaza, quatre jours après avoir arrêté Bassem Saadi, un des chefs du groupe de résistance Jihad islamique palestinien. Cela n’empêche toutefois pas le gouvernement israélien de se poser (encore) en victime, agissant soi-disant de manière défensive. Pourtant, force est de constater que nous sommes face à une puissance nucléaire coloniale, qui mène une politique d’apartheid sur son sol et de nettoyage ethnique en Cisjordanie, qui ne respecte aucune résolution des Nations Unies au sujet des territoires occupés, qui parque les gazaouis comme des bêtes dans une bande large de six à douze kilomètres et qui leur impose un blocus inhumain qui multiplie les pénuries. A cela il faut ajouter les bombardements fréquents sur des civils et les nombreux crimes de guerre de Tsahal.

Le PST-POP, fidèle à ses convictions anti-impérialistes, condamne de la plus forte des manières les agissements de l’Etat israélien et de son armée et renouvelle sa solidarité pleine et entière avec la résistance palestinienne.

Nous appelons la Confédération à prendre position en faveur du respect du droit international et contre l’agression de l’Etat israélien. A ce titre, des sanctions exemplaires doivent s’appliquer, au même titre que ce qui a été décidé contre la Russie. En effet, le Conseil fédéral a récemment décidé que la célébration des 125 ans du premier congrès sioniste, qui aura lieu à Bâle les 28 et 29 août, se fera avec une zone d’exclusion aérienne et l’appui de 700 militaires suisses. Une telle participation doit être annulée en signe de protestation contre les agissements de l’Etat israélien. Nos militaires n’ont pas à collaborer avec un mouvement impérialiste, raciste et criminel.

Plus que jamais, il nous faut privilégier le respect du droit international, la paix et le dialogue. Mais cela ne se fera pas sans la fin du processus de colonisation et du contexte d’apartheid. La résistance ne s’éteindra pas tant que les criminels agiront en toute impunité.